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La revue des marchés hebdomadaires au 21 septembre 2018 - Les marchés mondiaux escomptent un apaisement des tensions entre les États‑Unis et la Chine

2018-09-24

Partout dans le monde, les grandes places boursières ont applaudi l’apaisement apparent des tensions commerciales entre les États‑Unis et la Chine, même si les Américains ont décidé d’imposer d’autres sanctions tarifaires sur un plus grand nombre de biens chinois importés. Les marchés boursiers ont encore monté quand les États‑Unis ont décidé d’arrêter des sanctions tarifaires moins lourdes que celles qu’ils avaient brandies à l’origine et, qui plus est, de les échelonner. Les marchés se sont relevés d’un autre cran lorsque la Chine a fait savoir qu’elle comptait abaisser, dès le mois prochain, les sanctions tarifaires imposées sur les biens que lui livrent la plupart de ses partenaires commerciaux. L’horizon commercial s’est éclairci, et les rendements des bons du Trésor américain se sont hissés à leur plus haut depuis mai (le rendement des bons du Trésor à 10 ans se rapproche de son plus haut niveau en sept ans), tandis que le billet vert a dégringolé, ce qui a haussé les cours du pétrole et des autres produits de base. Quant au prix du baril de brut West Texas Intermediate (WTI), il effleure son niveau le plus élevé depuis 2014.

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a lui aussi profité de la détente commerciale, même s’il n’y a pas eu de progrès substantiels dans la renégociation de l’ALÉNA. L’indice repère a été musclé par le secteur des matériaux grâce à la poussée des cours des métaux. Or, le secteur des soins de santé, qui pèse moins lourd dans l’indice, a inscrit le plus fort gain absolu après une semaine mouvementée pour les actions de cannabis, quand le bruit a couru que Coca Cola tenait des pourparlers avec des producteurs de cannabis. Le secteur de la finance n’a pas non plus manqué de tonus, puisqu’il devrait être plus rentable avec le relèvement des taux d’intérêt. Dans la foulée de la hausse des bons du Trésor américain, les rendements des obligations du gouvernement du Canada ont atteint leur plus haut en quatre mois, en relevant du même coup le dollar canadien. La remontée des taux d’intérêt a acculé à des pertes d’autres secteurs vulnérables aux taux, dont l’immobilier, les télécommunications et les services publics.

L’indice S&P 500 a de nouveau pulvérisé un record, mené par le secteur des finances, qui a bien réagi à la progression des rendements des bons du Trésor. Les secteurs des matériaux et de l’énergie se sont tous deux illustrés par l’augmentation des cours des ressources. Aux États‑Unis comme au Canada, les secteurs de l’immobilier et des services publics, qui sont généralement léthargiques quand les taux d’intérêt montent, ont cédé du terrain.

Si toutes les grandes places boursières européennes ont inscrit des gains, le Royaume‑Uni a été légèrement à la traîne du continent. Les investisseurs britanniques redoutent toujours l’issue du Brexit. En effet, les élus continuent d’évoquer un scénario apocalyptique sans pacte, et il semble que les coûts du Brexit commencent à se répercuter sur les statistiques de l’inflation. Les chances d’un Brexit dit « à la dure » (hard Brexit) se sont accrues cette semaine quand les dirigeants de l’Union européenne ont rejeté le plan de la première ministre britannique. En France, en Allemagne, en Espagne et en Italie, les investisseurs ont été rassurés d’apprendre que le nouveau budget à déposer la semaine prochaine par le gouvernement italien s’inscrira dans les limites fixées par l’Union européenne et ne déclenchera pas de nouvelle crise au sein de l’Union. Déjà revigorées par l’optimisme qui règne sur les échanges commerciaux entre la Chine et les États‑Unis, les places boursières asiatiques ont elles aussi été portées par la conjoncture géopolitique : le président sud‑coréen Moon s’est rendu à Pyongyang pour rencontrer son homologue nord‑coréen, Kim Jong‑un, afin de discuter de la dénucléarisation. Au Japon, l’indice Nikkei a atteint un pic en sept mois lorsque la Banque du Japon a décidé de rester fidèle à sa politique monétaire. Le premier ministre Shinzō Abe a facilement été réélu à la tête de son parti, ce qui assure la continuité de ses politiques « abénomiques ».

 À surveiller cette semaine :

Canada

  • Prix des matériaux industriels et des matières premières (août)
  • Produit intérieur brut (juillet)

États-Unis

  • Décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt
  • Indice de confiance des consommateurs du Conference Board (septembre)
  • Ventes de logements neufs (août)
  • Produit intérieur brut (2e trimestre; résultat révisé)
  • Commandes de biens durables (août)
  • Promesses de vente de logements (août)
  • Revenus et dépenses des particuliers (août)
  • Indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (septembre)

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2018-09-21

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La revue des marchés hebdomadaires au 14 septembre 2018 - Les titres boursiers canadiens ratent la remontée mondiale des cours

2018-09-17

Dix ans après la faillite de Lehman Brothers (qui a marqué l’éclatement de la crise financière), les grandes places boursières mondiales ont progressé, portées par l’espoir d’une reprise des pourparlers commerciaux entre les États‑Unis et la Chine et en réaction à un cortège de statistiques de conte de fées sur l’économie américaine. Les titres boursiers canadiens, suspendus aux nouvelles sur les progrès de la renégociation de l’ALÉNA, sont toutefois restés à l’écart. Les chiffres de l’inflation américaine, moindres qu’attendu, ainsi qu’un certain optimisme à l’égard de l’évolution du commerce, sont venus modérer le billet vert (malgré la hausse des rendements obligataires), ce qui a relancé les cours des produits de base et permis aux marchés émergents récemment pénalisés de reprendre leur souffle.

La renégociation de l’ALÉNA n’en finit plus, et l’indice composé S&P/TSX de Toronto a décroché, malgré la hausse des cours du pétrole et des métaux et en dépit de l’euphorie boursière au sud de la frontière. Le secteur l’énergie, poids lourd de l’indice, a mené la baisse, même si les cours du pétrole ont bondi devant l’imminence des sanctions contre l’Iran et le recul plus important que prévu des stocks américains. Le secteur de la consommation discrétionnaire a reculé, l’action de Dollarama Inc., qui a publié des résultats trimestriels décevants, ayant cafouillé, et le titre du constructeur de véhicules récréatifs BRP Inc. ayant trébuché dans la foulée d’un reclassement d’actions. Le secteur des soins de santé a lui aussi été tiré vers le bas en raison de la faiblesse des actions des entreprises de cannabis. Le secteur des matériaux a par ailleurs réussi à progresser grâce à la hausse des cours des métaux. Le secteur des technologies a mené les gains : l’entreprise de logiciels de commerce électronique Shopify Inc. a inscrit une forte avance.

Les investisseurs américains ont eu de quoi se réjouir cette semaine. L’enquête de la National Federation of Independent Business (NFIB) sur l’indice de confiance de la petite entreprise a fracassé un record et laissé entrevoir une forte croissance des ventes et de l’économie; dans le même temps, les résultats de l’enquête JOLTS (Job Openings and Labor Turnover Survey) ont confirmé qu’il ne s’est pas créé autant d’emplois depuis longtemps et que le « taux de départs » est sans précédent, ce qui laisse entendre que les travailleurs sont plus confiants que jamais de trouver de nouveaux emplois. Même si le marché est proche du plein emploi, ce qui fait généralement monter l’inflation, les prix à la consommation et à la production ont pris tout le monde de court en baissant. La pression des salaires et les coûts des sanctions tarifaires ne se sont pas encore répercutés sur les prix finaux des produits. Les télécommunications, les produits industriels et les technologies ont participé à la progression du S&P 500. Plombées ces dernières semaines, les mégavaleurs technologiques, surtout Apple Inc., qui a lancé de nouveaux produits à sa grand‑messe annuelle, ont pu rebondir un peu. Les titres américains liés à l’énergie ont également gagné du terrain, à l’opposé de la tenue de ce même secteur au Canada. Les finances ont cédé du terrain : les compagnies d’assurance ont été frappées de plein fouet par le spectre des sinistres que pourrait causer l’ouragan Florence.

En Europe, les statistiques économiques ont pris du mieux : la Banque d’Angleterre comme la Banque centrale européenne ont toutes deux tenu leurs réunions sur leurs taux directeurs, sans surprise. Les investisseurs, préoccupés par le prochain budget de l’Italie et par les négociations du Brexit, ont été rassurés par le discours des élus. Au Japon, les titres ont aussi profité des statistiques économiques plus vigoureuses qu’escompté et de la promesse d’une stabilité politique. Il paraît en effet probable que le premier ministre du Japon, Shinzō Abe, soit facilement réélu à la tête de son parti la semaine prochaine, ce qui lui permettra de continuer d’appliquer son plan « abénomique », qui propose entre autres une taxe à la consommation.

 

 À surveiller la semaine prochaine :

Canada

  • Ventes du secteur manufacturier (juillet)
  • Ventes au détail (juillet)
  • Indice des prix à la consommation (août)

États-Unis

  • Enquête Empire State sur le secteur manufacturier (septembre)
  • Mises en chantier de logements et permis de construire (août)
  • Ventes de logements existants (août)
  • Indice avancé du Conference Board (août)
  • Indices Markit des directeurs des achats (septembre)

La revue hebdomadaire au 7 septembre 2018 - Les titres boursiers lestés par le commerce et les marchés émergents

2018-09-10

Au cours de la dernière semaine, la liquidation s’est poursuivie sur la plupart des places boursières mondiales : les tensions commerciales ont pesé sur l’humeur des investisseurs, et les dégagements qui se sont multipliés sur les titres libellés dans les monnaies des marchés émergents ont fait surgir des craintes de contagion dans d’autres régions. Les positions plus défensives des investisseurs ont continué de muscler le dollar américain et d’autres monnaies refuges, ce qui a pesé sur les cours des produits de base. Les grands noms de la technologie et d’Internet qui mènent la progression des marchés depuis le début de l’année ont brutalement chuté : les dirigeants de certains poids lourds de la technologie sont convoqués à Washington.

La Banque du Canada, fidèle à son taux directeur à un jour, a annoncé qu’elle s’attendait à relever graduellement ses taux, peut‑être même dès octobre. Mais le dollar canadien a décroché, les investisseurs attendant toujours des progrès dans la renégociation de l’ALÉNA et le rapport sur l’emploi au Canada du mois d’août affichant les résultats les moins brillants depuis janvier. Ce sont les secteurs de l’énergie et des matériaux qui ont pesé le plus lourdement sur l’indice composé S&P/TSX de Toronto, qui a perdu du terrain chaque jour cette semaine. La vigueur du dollar américain et les craintes de plus en plus vives d’un ralentissement économique en Chine ont fait déraper les titres métallurgiques et miniers. Les cours du pétrole se sont repliés : on s’attendait à ce que les stocks augmentent, et la tempête qui menaçait le golfe du Mexique s’est calmée. Le groupe des soins de santé est celui qui s’est le mieux porté, aidé encore une fois par les actions d’entreprises de cannabis. Le secteur de la consommation de base s’en est bien tiré lui aussi. L’entreprise d’établissements de proximité Alimentation Couche‑Tard Inc., qui pèse plus du tiers du secteur, a bondi après avoir publié un chiffre d’affaires et des bénéfices étonnants.

La technologie a pris la tête des grands perdants de l’indice S&P 500 : les titres phares Facebook et Alphabet (Google) ont reculé pendant les audiences du Sénat à Washington et les titres des fabricants de semiconducteurs ont plongé, malmenés par les inquiétudes entourant la demande de puces. Le dégagement des titres des « FANG » s’est étendu à Amazon : le secteur des biens de consommation discrétionnaire a donc accusé une perte, ce qui n’a pas empêché Amazon de devenir pour un temps la deuxième société à franchir le cap des mille milliards de dollars de capitalisation boursière. Le secteur de l’énergie a aussi fait partie des plus grands perdants. Bien que dans l’ensemble, le marché se soit replié lorsque l’actualité a mis en lumière l’impact potentiel du prochain cycle de sanctions tarifaires contre la Chine, les statistiques économiques ont généralement été bien orientées. Les données impressionnantes sur l’emploi et les indices élevés des directeurs des achats dans l’industrie manufacturière et dans le secteur des services laissent entendre que la croissance économique ne perd rien de son élan, alors qu’ailleurs dans le monde, les mêmes indices se ralentissent. Dans les secteurs défensifs, les services publics et les biens de consommation de base ont mené la hausse.

La plupart des grandes places boursières européennes se sont repliées à l’annonce de nouvelles économiques décevantes, dont le recul des commandes industrielles en Allemagne et la baisse des ventes au détail dans la zone euro. Les craintes d’une contagion des déboires de la Turquie et de l’Italie ont encore pesé sur les banques européennes. Paradoxalement, les titres italiens ont été parmi les rares à progresser : les investisseurs ont poussé un léger soupir de soulagement lorsque Matteo Salvini, de la Ligue (qui fait partie de la coalition au pouvoir), a déclaré qu’il respectera les règles de l’Union européenne pour s’en tenir à la limite de 3 % de la part du déficit budgétaire. La liquidation s’est poursuivie sur la plupart des marchés asiatiques : l’indice des directeurs des achats, plus anémique qu’escompté en Chine, a ravivé les inquiétudes d’un ralentissement de la croissance à cause du conflit commercial en cours avec les États‑Unis. Au Japon, où les investisseurs ont été ébranlés par le typhon Jebi et un tremblement de terre à Hokkaido, les titres boursiers ont battu en retraite après que le président Donald Trump a laissé entendre que l’archipel pourrait bien être la prochaine victime de frictions commerciales.  

 À surveiller cette semaine :

Canada

  • Mises en chantiers de logements (août)
  • Indice des prix des logements Teranet/Banque Nationale (août)
  • Utilisation de la capacité (2e trimestre)
  • Indice des prix des logements neufs (juillet)

États-Unis

  • Publication du Livre beige de la Réserve fédérale américaine
  • Indices des prix à la consommation et à la production (août)
  • Ventes au détail (août)
  • Indices des prix à l’importation et à l’exportation (août)
  • Production industrielle et utilisation de la capacité (août)
  • Indice de l’humeur des consommateurs de l’Université du Michigan (septemb

Nouvelles couleurs et tendances pour le Groupe Investors

2018-09-05

Grand lancement hier pour le Groupe Investors qui devient IG Gestion de patrimoine. Quant au cabinet de services financiers Jean-Maurice Vézina, il arborera en plus les couleurs d'un cabinet de gestion privée de patrimoine.

Lisez l'intégralité de la nouvelle en naviguant à https://www.groupeinvestors.com/fr/pourquoi-nous-choisir/image-de-marque.

 


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