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La revue des marchés hebdomadaires au 6 juillet 2018 - Les tensions commerciales dominent toujours les marchés

2018-07-09

Les conflits commerciaux sont restés une grande source d’inquiétude pour les marchés en cette dernière semaine qui fut écourtée par un jour férié. Les actions asiatiques ont été particulièrement touchées, les investisseurs étant sur le qui-vive avant la mise en application, le 6 juillet, de la première série de nouveaux tarifs douaniers (et de contre-mesures) entre les États-Unis et la Chine. Les actions canadiennes s’en sont beaucoup mieux tirées, fléchissant à peine après que le Canada a commencé à appliquer de nouveaux tarifs de rétorsion sur les produits américains le 1er juillet, puis terminant la semaine à la hausse. Les actions américaines ont elles aussi tenu le coup et fini en hausse après la publication de bons chiffres sur l’emploi vendredi. En Europe, où la semaine s’est ouverte par une mise en garde de l’Union européenne, qui a prévenu les États-Unis qu’elle exercerait de sévères représailles s’ils mettaient à exécution leur menace d’imposer des tarifs douaniers sur les automobiles, les actions ont bondi lorsqu’on a appris que les deux parties tentaient de régler le conflit. 

Du côté du Canada, l’indice composé S&P/TSX a été tiré vers le bas par l’industrie, un secteur sensible aux fluctuations commerciales et dominé par les titres de transporteurs ferroviaires, le Canadien National et le Canadien Pacifique. À l’approche du dévoilement des bénéfices du deuxième trimestre, les investisseurs s’inquiètent de l’impact qu’aura eu la courte grève de mai sur les résultats du Canadien Pacifique. Le secteur de la consommation de base, dont les gros joueurs sont constamment sous pression à l’heure du magasinage en ligne, a lui aussi été particulièrement léthargique. L’indice a pu se maintenir à flot grâce aux secteurs de la technologie de l’information, des télécommunications et des services aux collectivités. Après avoir atteint un sommet puis plongé brusquement il y a deux semaines, la plateforme de commerce électronique Shopify a regagné la faveur des investisseurs. Le secteur des services aux collectivités a connu un regain lorsque Brookfield Infrastructure Partners, un de ses poids lourds, a conclu un accord avec Enbridge pour l’achat de certaines de ses infrastructures gazières. Le très important secteur de l’énergie a sousperformé en cette semaine d’instabilité pour le prix du brut.

Aux États-Unis, le S&P 500 a progressé grâce au secteur de la santé, qui a connu une embellie à l’annonce, vendredi passé,  des résultats prometteurs d’essais pour un traitement de la maladie d’Alzheimer. Les titres technologiques ont eux aussi profité du regain d’optimisme de vendredi. Les télécommunications et les services aux collectivités, tous deux fortement influencés par les taux d’intérêt, ont également eu la part belle. Ces secteurs, qui ont tendance à surperformer quand les taux baissent, ont connu un élan lorsque les rendements des obligations du Trésor américain ont fondu sous l’effet des tribulations commerciales. Le spectre d’un ralentissement de l’économie mondiale induit par le protectionnisme crée de plus en plus d’incertitude chez les investisseurs quant à la cadence à laquelle la Réserve fédérale américaine relèvera les taux. Cependant, les données économiques dévoilées cette semaine, dont les chiffres sur l’emploi et les indices des directeurs d’achat du secteur manufacturier et du secteur des services, témoignent de la vigueur de l’économie américaine. Aux États-Unis comme au Canada, les valeurs industrielles, sensibles à la conjoncture commerciale, et les titres du secteur des métaux de base, tributaires du commerce international, ont été parmi les sousperformants. Quant au secteur de l’énergie, il s’est replié avec la baisse des prix du brut. 

La plupart des grandes places boursières européennes ont progressé, surtout après les annonces de pourparlers visant à conjurer la menace de sanctions tarifaires sur le secteur de l’automobile. Les commandes étonnamment élevées passées à l’industrie allemande en mai et la hausse des ventes au détail en zone euro en juin ont tonifié les actions, et on y a vu le signe que le ralentissement de la croissance économique au premier trimestre était probablement temporaire. Les principaux marchés asiatiques se sont tous contractés à la veille de l’entrée en vigueur, vendredi, de nouvelles restrictions commerciales. L’indice MSCI Asie-Pacifique a sombré à son point le plus bas en neuf mois, tandis que les marchés au Japon, à Hong Kong et à Shanghai ont poursuivi leur glissade après les sommets atteints en janvier.

À surveiller cette semaine :

Canada

  • Mises en chantier (juin)
  • Permis de construction (mai)
  • Indice des prix des maisons Teranet-Banque Nationale (juin)
  • Reventes de logements (juin)

États-Unis

  • Indices des prix à la consommation et à la production (juin)
  • Indices des prix à l’importation et à l’exportation (juin)
  • Stocks et ventes de gros (mai)
  • Indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (juillet)

Tout sur les marges de crédit hypothécaire

2018-07-06

Aujourd’hui, de nombreuses hypothèques incluent une marge de crédit qui peut s’avérer fort utile. Savez-vous comment en tirer profit ?

Les Canadiens adorent les marges de crédit hypothécaire (ou marges de crédit sur valeur domiciliaire). Selon le Bureau du surintendant des institutions financières, elles leur auraient permis d’emprunter 230 milliards de dollars, en 2018.

En cas d’imprévus, une marge de crédit hypothécaire est une meilleure option que de puiser dans son REER, ce qui augmente automatiquement l’impôt à payer.

Ce type de prêt aide à obtenir l’équivalent de 80 % de la valeur nette de sa propriété afin de financer n’importe quel projet. Il s’apparente à une marge de crédit courante : on peut retirer des fonds et les rembourser quand bon nous semble, et toutes ces transactions peuvent se faire en ligne.

Bien souvent, les marges de crédit hypothécaire ne sont toutefois pas exploitées à leur plein potentiel. Duane Bentley, vice‑président de la distribution des produits bancaires et hypothécaires au Groupe Investors, nous dit tout ce qu’il faut savoir à leur sujet.

  • Qu’est-ce qu’une marge de crédit hypothécaire et quel est son mode de fonctionnement ?

    Une marge de crédit hypothécaire permet d’accéder à la valeur nette de sa propriété. Cette option n’est toutefois pas offerte à ceux qui disposent d’un prêt hypothécaire à ratio élevé et dont la mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d’achat.

    Contrairement à un prêt hypothécaire traditionnel, elle autorise à retirer des fonds et à les rembourser sans que la limite de crédit approuvée préalablement soit revue à la baisse. Par exemple, disons que vous empruntez 400 000 $ sur le prêt hypothécaire de votre résidence principale et que vous remboursez assidûment cette somme. Si une occasion se présente et que vous désirez avoir accès à la valeur nette accumulée de votre propriété, vous devrez demander une nouvelle avance ou un refinancement à votre banque et traverser le même processus que pour votre première hypothèque.

    Tandis que vous aurez toujours accès à votre marge de crédit hypothécaire, même si votre dette n’est pas entièrement remboursée. Voilà qui offre de nombreuses options de planification, dont la possibilité notamment de bénéficier de fonds libres d’impôt, si votre situation financière le permet.

  • En quoi une marge de crédit hypothécaire est-elle différente d’une hypothèque inversée et quels sont les avantages et les inconvénients de ces deux options ?

    Une hypothèque inversée permet de bénéficier d’une somme forfaitaire ou fixe (par exemple, mensuelle). Avec ce type de prêt, on ne paie habituellement pas d’intérêt ni de capital tant que notre propriété n’est pas vendue. Cela a toutefois pour effet de réduire sa valeur lors de l’évaluation ou de la vente.

    Une marge de crédit hypothécaire permet d’effectuer les retraits qu’on désire, ou de n’en faire aucun. Il ne s’agit pas de sommes fixes ; on décide du montant, selon nos besoins. Par conséquent, on paye moins d’intérêts que si on opte pour une hypothèque inversée et, selon les termes de notre contrat, on peut même renouveler notre marge de crédit hypothécaire pour notre prochaine résidence principale.

  • Le taux d’intérêt pour une marge de crédit hypothécaire est-il fixe ou variable ?

    Les deux sont possibles. En fait, il existe de nombreuses options : un prêt hypothécaire à taux fixe ou à taux variable jumelé à une marge de crédit à taux variable. Grâce à une marge de crédit hypothécaire, vous pouvez éviter que le taux d’intérêt augmente en renouvelant votre hypothèque, obtenir un taux d’intérêt pondéré pour réduire le coût total de votre emprunt et avoir un meilleur contrôle de votre crédit.

  • L’obtention d’une marge de crédit hypothécaire implique-t-elle des frais et, si oui, lesquels ?

    Tout comme pour la demande d’un prêt hypothécaire, on doit se soumettre à une évaluation, qui peut entraîner des coûts selon la nature de celle-ci. Il faut également enregistrer la marge de crédit associée à sa propriété chez un notaire.

  • Une marge de crédit hypothécaire est-elle indiquée pour financer l’achat d’une voiture, des travaux de rénovation ou un imprévu majeur ?

    Il peut s’agir d’un excellent choix, tout dépendant de votre situation. Les taux d’intérêt pour les propriétés résidentielles sont généralement inférieurs à ceux demandés par les concessionnaires automobiles ou les grands magasins. Une marge de crédit hypothécaire est un atout indéniable, qui permet de contrôler la manière dont vous rembourserez votre prêt sans pénalité.

    En cas d’imprévus, il s’agit d’une meilleure option que de puiser dans son REER, ce qui augmente automatiquement l’impôt à payer. Au contraire, une marge de crédit hypothécaire vous donnera accès aux fonds dont vous avez besoin, possiblement sans affecter vos impôts.

  • Quelles stratégies doit-on adopter pour rembourser notre marge de crédit hypothécaire ?

    Pour profiter de son plein potentiel, je recommande un taux d’intérêt pondéré et une stratégie misant sur plusieurs prêts à terme. En alliant des dettes à court terme et à moyen terme, ou à plus long terme, jumelées à des taux d’intérêt fixes et variables, vous pourrez réduire les frais d’emprunt, tout en ayant une marge de manœuvre stratégique si les taux d’intérêt fluctuent. Ainsi, la dette la plus importante de toute votre vie vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Entrez en communication avec nous dès maintenant pour en discuter avec votre conseiller financier au 418-681-4357.

Source: Magazine PLUS du Groupe Investors - juin 2018


La revue des marchés hebdomadaires au 29 juin 2018 - Le secteur de l’énergie rayonne, tandis que les actions mondiales s’effondrent

2018-07-03

La semaine dernière s’est amorcée par un dégagement des positions sur les places boursières mondiales qui s’est poursuivi avec la multiplication des inquiétudes que fait peser l’escalade de la guerre commerciale : le président américain Donald Trump a menacé d’imposer une sanction tarifaire de 20 % sur les voitures construites en Europe et importées aux États-Unis et il a été rapporté que le pays limiterait la participation des entreprises chinoises au capital des entreprises américaines présentes dans les « technologies industriellement essentielles ».

Au Canada, le secteur de l’énergie a pris du mieux : les cours de l’or noir ont monté à la faveur d’une baisse des stocks de pétrole américains, d’une panne de livraison chez l’un des grands producteurs canadiens de brut, de l’instabilité gouvernementale en Libye et des pressions exercées par le président Trump pour que l’on cesse d’acheter du pétrole iranien. Enbridge Inc., Meg Energy Corp. et Canadian Natural Resources Ltd. ont mené la progression. Le grand gagnant de la semaine précédente, soit le secteur des soins de santé, a eu moins de chance. Canopy Growth Corp, Aurora Cannabis Inc. et Asphria Inc. ont fléchi après que Canopy a publié des résultats bénéficiaires très décevants pour le quatrième trimestre. Le secteur des technologies, y compris Shopify Inc., a subi d’importantes pertes à la suite des rapports laissant entrevoir des restrictions aux participations chinoises dans les entreprises américaines.

L’indice composé de Shanghai a cédé plus de 20 % depuis janvier en raison des inquiétudes croissantes concernant la capacité de l’économie chinoise à résister à une guerre commerciale avec les États-Unis. Les titres boursiers européens ont eux aussi trébuché lorsqu’en Italie, les nationalistes de la Ligue ont remporté les élections municipales et conforté leurs appuis. Dans le même temps, les rendements à 10 ans en Allemagne ont atteint un creux sur un mois : les investisseurs inquiets se sont rués sur les obligations sur fond de querelles à propos des politiques migratoires qui menacent la stabilité du gouvernement de coalition de la chancelière Angela Merkel, et qui font craindre des élections anticipées dans la plus grande économie européenne.

Aux États-Unis, les actions ont reculé, entraînées par les secteurs des technologies, de la consommation et de la santé. Les titres boursiers des distributeurs et détaillants de médicaments comme Walgreens Boots Alliance, CVS Health et Rite Aid ont mené la baisse du secteur de la consommation lorsque le colosse Amazon.com a fait l’acquisition de la pharmacie en ligne Pillpack. La croissance du PIB américain au premier trimestre a été révisée à la baisse : les dépenses de consommation n’ont jamais été aussi anémiques depuis cinq ans et l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a chuté, ce qui permet de croire qu’il était improbable que l’économie puisse soutenir une accélération de sa croissance au deuxième trimestre.

Or, les rapports sur les ventes au détail laissent entendre que les dépenses de consommation ont monté au deuxième trimestre grâce à une conjoncture plus vigoureuse de l’emploi et aux baisses d’impôts massives aux États-Unis. Les grandes puissances technologiques comme Facebook Inc., Amazon.com, Apple Inc., Netflix Inc. et Alphabet Inc. (Google) ont elles aussi reculé cette semaine.

Les marchés émergents sont restés léthargiques : les titres boursiers et obligataires comme les devises sont à la merci des pourparlers commerciaux parmi les grandes puissances économiques (Europe, États-Unis, Chine et Canada). Dans l’ensemble, la hausse des taux d’intérêt américains et la vigueur du billet vert avivent les préoccupations en ce qui concerne les défauts sur les obligations des sociétés chinoises qui émettent massivement des titres de dette en dollars américains. L’indice MSCI Marchés émergents a perdu 10 % depuis le début de l’année. En Europe, les titres boursiers de Volkswagen et BMW, poids lourds de l’automobile, ont continué de glisser cette semaine; ils ont perdu respectivement 11 % et 12 % dans le dernier trimestre en raison des menaces de sanctions tarifaires.

À surveiller cette semaine:

Canada

  • Indice Markit des directeurs d’achat de l’industrie manufacturière canadienne

États-Unis

  • Commandes de biens durables
  • Carnets de commandes des usines

Dites adieu à votre hypothèque

2018-06-20

Grâce à ces stratégies simples, vous pourriez rembourser votre prêt plus rapidement et ainsi économiser des milliers de dollars.

Avec un enfant en bas âge et le désir d’en avoir d’autres, Natalie Dionne et Garret Aubin aiment faire preuve de prévoyance lorsqu’il est question de finances. Mais depuis que Natalie est en congé de maternité, trouver l’équilibre, entre le paiement des factures, le remboursement de l’hypothèque et l’épargne, est un exercice de haute voltige. « Il suffit que je regarde nos comptes bancaires pour me dire : “Ouf ! Il est temps que je retourne travailler !” », confie cette agronome de Winnipeg.

Dès qu’elle sera de retour sur le marché du travail, sa priorité sera toutefois de rembourser rapidement l'hypothèque. « C’est quelque chose dont on a beaucoup parlé récemment, confie-t-elle. On aimerait se libérer de nos paiements hypothécaires dès que possible, afin de pouvoir se concentrer sur d’autres projets, comme la planification de notre retraite. »

En payant votre hypothèque quelques années plus tôt, vous économiserez des milliers de dollars en intérêt et pourrez investir cet argent pour votre retraite, pour acheter une deuxième propriété ou même pour voyager.

Quel que soit votre revenu, rembourser rapidement le prêt que vous avez obtenu pour votre maison est non seulement un objectif louable, mais avisé. En payant votre hypothèque quelques années plus tôt, vous économiserez des milliers de dollars en intérêt et pourrez investir cet argent pour votre retraite, pour acheter une deuxième propriété ou même pour voyager. Ce n’est pas si difficile : pour venir à bout de ce paiement, il suffit de planifier et de poser des gestes simples et stratégiques.

Optez pour un remboursement anticipé

Vérifiez les options de remboursement anticipé de votre prêt hypothécaire, conseille Jim Clark, directeur du réseau des spécialistes en planification hypothécaire au Groupe Investors. « Il ne suffit pas d’obtenir le plus bas taux, prévient-il. C’est important, mais les clauses de remboursement anticipé peuvent aussi faire une grande différence. »

De nombreuses hypothèques offrent la possibilité de faire un paiement annuel de 10 % à 20 % du montant emprunté, ce qui permet d’écourter considérablement la durée du prêt. Certaines personnes profitent par exemple d’un remboursement d’impôt en raison d’une cotisation à un REER, d’une prime au travail ou d’un héritage pour s’acquitter de ce montant forfaitaire.

Augmentez la fréquence

Lorsqu’on a besoin d’argent pour tant d’autres choses, il peut être difficile de faire un paiement aussi important d’un seul coup, même quand le revenu familial est élevé. Afin de réduire votre période d’amortissement et vos frais d’intérêt, songez à augmenter la fréquence de vos paiements mensuels à deux fois par mois, voire à chaque semaine.

L’idéal est de passer à un plan de remboursement hebdomadaire. Grâce à cette option, vous verserez chaque mois un montant à peine plus élevé que ce que vous déboursiez mensuellement, mais vous parviendrez à rembourser l’équivalent d’un paiement supplémentaire à la fin de l’année. Un objectif qu’on ne peut pas atteindre en se contentant de diviser son versement mensuel en quatre, prévient Jim Clark. De plus, en remboursant votre prêt chaque semaine, vous paierez moins d’intérêt.

Opter pour des paiements toutes les deux semaines plutôt que mensuels permet aussi d’économiser. Par exemple, si votre hypothèque est de 800 000 $ pour une durée de cinq ans à un taux d’intérêt de 3,29 % avec un amortissement de 25 ans, « vous parviendrez à la rembourser 34 mois plus tôt », explique-t-il. Vous économiserez ainsi 49 000 $ en frais d’intérêt.

Payez plus

Selon Jim Clark, les propriétaires peuvent rembourser leur prêt encore plus rapidement en augmentant légèrement leurs paiements par rapport à ce que leur hypothèque prescrit.

On peut bénéficier de la réglementation qui permet de hausser ses paiements de 10 % à 20 % chaque année. Cette stratégie, combinée à un plan de versements toutes les deux semaines, permet de réduire la période d’amortissement de 25 ans d’au moins 10 ans et d’économiser environ 170 000 $ en intérêt.

Considérant les nombreuses responsabilités financières d’une famille, ce surplus d’argent sera certainement utile, notamment en vue d’un des plus importants objectifs d’épargne : la retraite. Dès que son hypothèque sera remboursée, Natalie Dionne investira plus d’argent dans ses comptes de retraite. « Tout cela se traduira par des économies plus importantes à long terme », conclut-elle.

Par Joel Schlesinger / juin 2018


La revue des marchés hebdomadaires au 15 juin 2018 - Les marchés portés par la BCE; en Italie, le calme après la tempête

2018-06-19

Les places boursières européennes ont été dynamisées lorsque la Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée à ne pas relever ses taux avant au moins la fin de l’été 2019. Le discours conciliant de la BCE et l’assurance que l’Italie ne sortirait pas de la zone euro ont porté les marchés boursiers européens; la veille, la Fed a annoncé le relèvement de son taux directeur, ce qui a fait légèrement reculer les titres boursiers nord-américains. La Bourse canadienne a progressé cette semaine, mais la plupart des indices américains ont creusé leurs pertes en raison de la position du président américain Donald Trump, qui rend encore plus probable une guerre commerciale avec la Chine.

La querelle tarifaire entre le Canada et les États-Unis, en plus de gâcher l’ambiance à l’issue du sommet du G7, a paru multiplier les risques dans la renégociation de l’ALÉNA, ce qui a plombé le dollar canadien. Le huard s’est davantage déprécié en raison de la chute des prix du pétrole et de la menace de l’Italie de ne pas ratifier l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG). L’indice composé S&P/TSX a progressé malgré les inquiétudes de plus en plus vives qui planent sur le commerce mondial. Le secteur des biens de consommation a pris la tête, Spin Master et Canada Goose Holdings Inc. ayant inscrit des gains notables. Le titre de Shaw Communications, poids lourd des biens de consommation discrétionnaire, a lui aussi monté lorsque l’entreprise a annoncé qu’elle entendait vendre sa participation dans Corus Entertainment. Le secteur de la technologie a été solide, le titre de la plateforme de commerce électronique Shopify Inc. ayant continué de monter après son exposé à l’occasion d’une conférence sur les actions de croissance. Le cours de l’action de l’entreprise a maintenant gagné plus de 70 % depuis le début de l’année. Le secteur de l’énergie s’est replié en raison de la chute des cours du pétrole, les investisseurs attendant l’issue de la réunion de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) qui portera sur les niveaux de production.

Les tensions commerciales n’ont eu aucune répercussion sur l’indice S&P 500, qui par ailleurs est demeuré pratiquement inchangé malgré l’avalanche de bonnes nouvelles. Parce que les ventes au détail ont été largement supérieures aux prévisions et que la confiance des petites entreprises a frôlé le record des 45 dernières années, les investisseurs ont commencé à miser sur des bénéfices explosifs au deuxième trimestre. Le sommet historique qui a réuni le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est venu réduire considérablement le risque géopolitique à court terme. Le léger durcissement du discours de la Fed, qui a relevé de 0,25 % sa fourchette cible pour les fonds fédéraux, a même mis en lumière la vigueur de l’économie. Le secteur des biens de consommation discrétionnaire, qui regroupe de nombreux grands noms des médias et d’Internet, a propulsé l’indice après qu’un juge ait autorisé AT&T à fusionner avec Time Warner. Cette décision, en plus d’aviver la concurrence entre Disney et Comcast, qui convoitent toutes deux les actifs de la 21st Century Fox, pourrait ouvrir la voie à d’autres fusions dans la création et la distribution de contenu et la technologie des médias. Amazon et Facebook ont inscrit de nouveaux sommets qui ont porté à un son plus haut dans les annales l’indice composé NASDAQ, surtout constitué de valeurs technologiques. Les services aux collectivités ont également été vigoureux. Le secteur des services de télécommunications a plongé lorsque l’approbation de la fusion avec Time Warner a pesé sur les actions d’AT&T, tout comme le secteur de l’énergie, qui a enregistré des baisses importantes en raison de la chute des cours du pétrole. 

Sur les marchés européens, les gains ont été menés par l’Italie, dont le nouveau gouvernement a tâché de calmer les investisseurs. La BCE, même si elle a confirmé l’échéance de son programme de rachat d’obligations, est restée fidèle à sa volonté de relance économique, ce qui a compensé des statistiques décevantes pour la région. La plupart des grands marchés asiatiques ont cédé du terrain à cause des signes d’un ralentissement de la croissance économique en Chine et des inquiétudes qui pèsent toujours sur le commerce entre les États-Unis et la Chine. Le Japon a été l’exception : les titres boursiers ont été musclés par la baisse du yen. La devise refuge traditionnelle a reculé lorsque les risques géopolitiques se sont dissipés.

À surveiller cette semaine :

Canada

  • Ventes au détail et en gros (avril)
  • Indice des prix à la consommation (mai)

États-Unis

  • Mises en chantier de logements et permis de construire (mai)
  • Ventes de logements existants (mai)
  • Indice avancé du Conference Board (mai)
  • Indices Markit des directeurs des achats (juin)

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