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La revue des marchés hebdomadaires au 14 décembre 2018 - Les valeurs boursières mondiales sont mises à mal par la géopolitique

2018-12-17

Au cours de la dernière semaine, la politique et le commerce ont bousculé les marchés boursiers. Dans la plupart des économies européennes, les marchés ont fini en hausse, tandis qu’ils ont clôturé en baisse dans la plupart des autres régions, sur fond d’incertitude persistante. Les grands fléaux des derniers temps, soit les tensions commerciales entre la Chine et les États‑Unis et le Brexit, ont continué de dominer l’actualité. Or, la conjoncture politique intérieure américaine a attiré l’attention sur quelques enjeux. D’abord, la condamnation, vers la fin de la semaine, de Michael Cohen, l’ex‑avocat du président Donald Trump, a soulevé la possibilité que la Maison‑Blanche soit distraite ou menottée par de nouvelles enquêtes. Puis, les craintes d’une paralysie de la fonction publique, mesure qui a auparavant fait fléchir les marchés boursiers, se sont avivées quand Donald Trump a déclaré qu’il serait même « fier » de fermer les bureaux du gouvernement si on ne finance pas, comme il le réclame, le mur frontalier. Ce vendredi, des données économiques décevantes en provenance d’Europe et de Chine ont valu à la plupart des marchés une fin en territoire négatif pour la semaine.

Dans l’ensemble, l’humeur des investisseurs sur la question du commerce sino-américain a semblé prendre un peu de mieux lorsqu’on a appris que les deux pays poursuivaient leurs pourparlers malgré l’arrestation au Canada de la directrice financière de Huawei Technologies, Meng Wanzhou. Jeudi, Wilbur Ross, secrétaire au Commerce, a évoqué de « fréquents entretiens » avec la Chine. Le Canada avait alors déjà libéré Meng Wanzhou sous caution (alors que la Chine aurait semble-t-il arrêté deux Canadiens par mesure de représailles), et le président Trump a fait savoir qu’il pourrait se mêler du dossier si cette intervention devait permettre de s’entendre sur un pacte commercial. Parmi les grands marqueurs boursiers mondiaux, l’indice composé canadien S&P/TSX a failli être bon dernier, ce qui témoigne sans doute des dangers économiques et politiques d’être au cœur de la controverse dans l’affaire Huawei. Les invitations lancées en Chine pour boycotter les marques canadiennes ont mis ces risques en exergue. Le fabricant de parkas Canada Goose Holdings Inc., qui, cette semaine, a reporté l’ouverture d’une boutique phare à Pékin, a vu son cours perdre presque 25 % depuis qu’a été annoncée publiquement l’arrestation de Meng Wanzhou. Cette glissade a contribué à la contre-performance des biens de consommation discrétionnaire, la pire de tous les secteurs du TSX cette semaine. Hormis la consommation de base, tous les secteurs ont fléchi.

Les pertes du S&P 500 sont d’abord attribuables aux secteurs des services financiers et de l’énergie. Les services de communications (secteur qui comprend désormais les géants de l’Internet Facebook et Alphabet, société mère de Google) ont réussi à dégager des gains. Après avoir dégringolé de plus de 30 % depuis juillet, les actions de Facebook se sont nettement envolées quand l’entreprise a annoncé un rachat massif de ses actions pour rehausser la confiance. Le secteur des services aux collectivités a aussi enregistré une hausse modeste.

En Europe, l’attention a été monopolisée par le Brexit. La première ministre britannique Theresa May a repoussé le scrutin parlementaire sur le pacte proposé, ce qui prolonge l’incertitude jusqu’à l’an prochain. Or, quelques jours plus tard, sa victoire dans le vote de confiance qui aurait pu la renverser à la tête du Parti conservateur est venue au moins promettre une certaine continuité dans le déroulement de la procédure au cours des prochains mois. Dans le même temps, après avoir annoncé la fin du programme de rachat d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE), le président de la BCE, Mario Draghi, a prévenu que l’économie de la zone euro s’était ralentie et que les risques l’orientaient même à la baisse. Malgré la multiplication des incertitudes, alimentées par une flopée de données économiques décevantes et le brusque repli des indices de confiance des investisseurs dans la zone euro, toutes les grandes places boursières ont avancé grâce à des perspectives commerciales plus radieuses. Au Japon, les titres ont battu en retraite après que l’activité économique du troisième trimestre se soit statistiquement contractée à deux fois l’estimation initiale et que les dépenses des entreprises aient accusé leur plus fort recul depuis neuf ans.

À surveiller cette semaine :

Canada

  • Indice des prix à la consommation (novembre)
  • Ventes au détail (octobre)
  • Produit intérieur brut (octobre)

États-Unis

  • Décision sur les taux d’intérêt de la Réserve fédérale
  • Indice Empire State du secteur manufacturier (décembre)
  • Mises en chantier de logements, permis de construire et ventes de logements existants (novembre)
  • Indice avancé du Conference Board (novembre)
  • Produit intérieur brut (troisième trimestre)
  • Commandes de biens durables (novembre)
  • Revenus et dépenses des ménages (novembre)
  • Indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan (décembre)

Lisez le point fait sur les marchés au 4 décembre 2018 par le groupe IG Gestion privée de patrimoine

2018-12-07

Après s’être fortement ressaisis lundi lorsque le président américain a livré, au Sommet du G20, des commentaires qui ont pu laisser entrevoir un apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, les marchés ont ployé mardi sous les craintes voulant qu’il n’y ait eu aucun progrès significatif.

Ce revirement s’est mêlé aux inquiétudes qui pèsent sur la durabilité de la croissance mondiale et sur l’inversion des taux d’intérêt américains à trois et à cinq ans, puisque pour la première fois depuis plus d’une dizaine d’années, les taux à trois ans sont supérieurs aux taux à cinq ans, pour faire plonger de plus de 3 %, dans la même séance, le S&P 500 et la moyenne industrielle Dow Jones. Au Canada, le S&P/TSX s’est mieux tiré d’affaire, en perdant 1,38 % dans la journée.

Toute cette évolution s’est déroulée sur fond de hausse des taux d’intérêt et de ralentissement imminent de la croissance des bénéfices des entreprises. Puisque les secteurs boursiers et économiques, soit aussi bien les actions et les obligations que le pétrole et les cryptomonnaies, sont plus nombreux à être malmenés, on peut comprendre que les investisseurs soient plus prudents.
Il est utile de rappeler ce que nous avons illustré dans nos récentes mises au point : la saisonnalité du quatrième trimestre est une grande force des marchés nord-américains, et les tendances statistiques de l’évolution des marchés dans la foulée des élections permettent aussi de croire à une remontée des valeurs boursières dans les mois à venir. Depuis 1946, le S&P 500 n’a jamais failli à gagner du terrain dans les 12 mois d’une élection de mi-mandat. Comme toujours, nous vous invitons à rester fidèles à vos objectifs à long terme et à continuer de faire preuve de discipline. C’est sur la durée, et non sur l’opportunité, qu’il faut miser pour s’enrichir.

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La revue des marchés hebdomadaires au 30 novembre 2018 - Le président de la FED, Jérôme Powell déclenche une envolée boursière planétaire

2018-12-03

La semaine passée, les titres boursiers ont rebondi après que le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, ait déclaré que les taux d’intérêt étaient « légèrement en deçà » d’un taux directeur neutre, ce qui contraste vivement avec ses déclarations d’octobre – à l’époque, il estimait que les taux étaient « encore loin » d’être neutres. Ses commentaires ont ravivé les spéculations voulant que la banque centrale américaine envisage d’interrompre le relèvement de ses taux, ce qui donne aux investisseurs l’espoir d’un rebond durable des cours boursiers. Puisqu’aux États-Unis, l’inflation fondamentale s’est en fait de nouveau repliée après que les cours du brut West Texas Intermediate aient chuté à moins de 50 $ US le baril pour la première fois depuis plus d’un an, il paraît encore plus probable que la Fed ralentisse le relèvement de ses taux.  

Puisque les taux d’intérêt n’inquiètent plus autant, toute l’attention est désormais monopolisée par l’autre grande menace potentielle contre la croissance économique mondiale et les marchés boursiers : la guerre commerciale entre les ÉtatsUnis et la Chine. Ce samedi, le rendez-vous des dirigeants de ces deux pays au sommet du G20 pourrait soit déboucher sur un pacte qui calmerait les tensions, soit intensifier le conflit. La trajectoire des cours boursiers d’ici la fin de 2018 pourrait être largement tributaire de l’issue de ce rendez-vous.

L’indice composé S&P/TSX a été musclé par cette envolée boursière planétaire, ce qui n’a pas empêché l’indice repère canadien de prendre un net retard sur les grands indices américains. La fermeture annoncée de l’usine de la General Motors à Oshawa est venue assombrir les perspectives économiques du Canada, pendant que la spectaculaire dégringolade des cours du pétrole depuis le début d’octobre a continué de peser sur le secteur de l’énergie. Cette semaine, le pétrole brut a commencé par baisser à l’annonce d’une hausse des stocks américains pour une dixième semaine consécutive, avant de se rétablir pour dégager un modeste gain hebdomadaire lorsqu’on a laissé entendre que la Russie et l’Arabie saoudite pourraient annoncer une éventuelle baisse de la production à la réunion que tiendra à Vienne, le 6 décembre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Les valeurs technologiques, qui ont compté parmi les titres les plus fortement bousculés dans le dégagement du mois dernier, ont mené la reprise cette semaine. Les secteurs des matériaux et des services publics ont fléchi.

Aux ÉtatsUnis, les valeurs boursières ont bien commencé la semaine, lorsqu’on a d’abord annoncé que les solides résultats du Vendredi fou et du Cyberlundi laissaient entrevoir une fructueuse saison des fêtes pour les détaillants. La hausse des bénéfices des entreprises dans le rapport du PIB du troisième trimestre et les résultats meilleurs qu’attendu sur les revenus et les dépenses des ménages en octobre ont renchéri l’optimisme. Les valeurs technologiques et le secteur des biens de consommation discrétionnaire (dont Amazon.com) ont mené la hausse.

En Europe et en Asie, les grandes places boursières ont toutes été à la hausse dans ce déferlement mondial, malgré la léthargie des statistiques sur la confiance des consommateurs dans beaucoup de régions. Par ailleurs, de nouveaux incidents impliquant la Russie et l’Ukraine sont venus s’ajouter à d’autres motifs de préoccupation géopolitiques comme l’impasse budgétaire italienne et le Brexit. Cette semaine, l’accord provisoire intervenu entre le RoyaumeUni et l’Union européenne a été entériné par le Conseil européen; or, la première ministre Theresa May a un âpre combat à livrer pour convaincre le Parlement d’adopter cet accord, qui sera soumis aux voix le 11 décembre. En Allemagne, l’indice DAX (château fort de Daimler et de Volkswagen) a eu du mal à suivre le rythme de la progression des autres marchés lorsque le président américain Donald Trump a menacé à nouveau d’imposer des sanctions tarifaires sur les voitures importées.  

À surveiller cette semaine :

Canada

  • Décision de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt
  • Indice Markit des directeurs d’achat du secteur manufacturier (novembre)
  • Rapport sur l’emploi (novembre)

États-Unis

  • Publication du Livre beige de la Réserve fédérale américaine
  • Indices Markit et ISM des directeurs d’achats (novembre)
  • Dépenses de construction (octobre)
  • Balance commerciale (octobre)
  • Commandes de biens durables (octobre)
  • Rapports sur l’emploi (novembre)
  • Indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan (décembre)

 

Crédit photo: Créateur Britt Leckman, Wikipédia

Droits d'auteur :U.S. Government Work


La revue des marchés hebdomadaires au 23 novembre 2018 - Les investisseurs graciés par la semaine boursière écourtée aux États-Unis

2018-11-26

La fête de l’Action de grâce est venue écourter la semaine boursière aux ÉtatsUnis et alléger les volumes de transactions ailleurs. Au début de la semaine, les places boursières ont continué de dégringoler, en faisant replonger, dans le territoire de la « correction » du mois dernier, l’indice composé S&P/TSX et le S&P 500. Au milieu de la semaine, les marchés ont repris du mieux grâce à plusieurs facteurs : on s’attend de plus en plus à ce que la Réserve fédérale américaine (la Fed) marque une pause dans le relèvement de ses taux; le RoyaumeUni et l’Union européenne se sont entendus sur un projet de pacte du Brexit; et les dirigeants chinois télégraphient un assouplissement monétaire qui viendrait à la rescousse des marchés émergents. Toutes les grandes places boursières ont quand même fini la semaine dans le rouge; or, au Canada, l’indice composé S&P/TSX a, contre toute attente, surclassé remarquablement les grands indices américains, grâce à un rebond qui lui a notamment permis d’inscrire son meilleur gain dans une même séance depuis deux ans et demi.   

Cette dégringolade planétaire a de nouveau été menée par les grands noms de la technologie, surtout ceux qui sont exposés à des tensions commerciales et qui s’en remettent à des chaînes logistiques mondiales. La léthargie de la demande pour l’iPhone d’Apple a assombri l’humeur des investisseurs dans la technologie, qui n’ont pas épargné non plus Shopify, la plateforme canadienne de commerce électronique. C’est pourquoi la technologie a compté parmi les pires secteurs du TSX, au même titre que les soins de santé qui continuent d’être plombés par le recul des actions de cannabis. Les titres boursiers de l’énergie ont dégringolé, alors que les cours du pétrole brut s’effondraient à leur plus creux depuis un an. Le prix du brut West Texas Intermediate (WTI) accuse actuellement un écart de 34 % par rapport à son sommet du mois d’octobre. Les secteurs de la consommation de base et des télécommunications ont, pour leur part, inscrit des gains.

Tous les secteurs du S&P 500 ont perdu du terrain; le secteur de la technologie a été le plus durement malmené. En effet, outre le repli qui a grugé la valorisation d’Apple, les controverses entourant Facebook ont fait craindre un tour de vis réglementaire pour cette entreprise comme pour d’autres colosses de la technologie. Des comptes rendus ont aussi laissé entendre que l’administration Trump envisage d’imposer d’autres contraintes à l’exportation de technologies. D’après une flopée de statistiques économiques, surtout sur le logement, on constate que la hausse des coûts du crédit serait sur le point d’essouffler l’économie, ce qui permet de spéculer sur une éventuelle pause dans la hausse des taux. Dans son durcissement monétaire, la Fed prendrait un recul qui serait sans nul doute bien accueilli par les investisseurs boursiers, dont l’humeur est pour l’instant plus largement tributaire de la prochaine réunion du président américain Donald Trump et du président chinois Xi Jinping au sommet du G20 à Buenos Aires. Les espoirs d’une accélération des efforts consacrés à apaiser les tensions commerciales ont été tempérés, la semaine dernière, à la réunion de la Coopération économique pour l’AsiePacifique (APEC), quand le viceprésident américain Mike Pence a réitéré la menace de Donald Trump de frapper de sanctions tarifaires tous les biens importés de Chine.  

En Europe et en Asie, les grandes places boursières ont toutes baissé. L’Italie poursuit son bras de fer avec l’Union européenne dans son projet de budget, et l’issue des négociations du Brexit, sur le point d’aboutir, reste très incertaine et conditionnelle à ce que l’accord provisoire soit approuvé par les parlements européen et britannique. Sur fond d’incertitude, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a abaissé de 3,7 % à 3,5 % ses prévisions sur la croissance mondiale pour 2019. 

 À surveiller cette semaine:

Canada

  • Produit intérieur brut (septembre)
  • Indices des prix des produits industriels et des matières premières (octobre)

États-Unis

  • Indice de confiance des consommateurs du Conference Board (novembre)
  • Stocks des grossistes (octobre)
  • Produit intérieur brut (troisième trimestre – données révisées)
  • Ventes de logements neufs (octobre)
  • Revenus et dépenses des ménages (octobre)

Comment bien respecter son budget des fêtes

2018-11-21

Le temps des fêtes est un moment de réjouissances. C’est aussi la période des soldes dans les magasins et des célébrations qui nous incitent à toujours dépenser davantage. Pour pouvoir également profiter du début de l’année, mieux vaut se fixer un montant à ne pas dépasser.

Il y a quelques années, la romancière canadienne Rebecca Rosenblum et son mari, Mark, projetaient de passer Noël sur la côte est avec la famille de ce dernier.

Évaluez ce que vous avez dépensé l’an dernier à pareille date. Si vous regrettez ces achats, fixez-vous une nouvelle limite cette année.

Ils avaient établi un budget pour ce séjour, comme ils ont l’habitude de le faire. Une tempête de neige les a toutefois forcés à faire une escale imprévue. « Nous sommes restés coincés à Montréal pendant quelques jours, déplore-t-elle. Ce n’était pas les vacances qu’on avait prévues. » La compagnie aérienne a pris en charge leur hôtel et une partie des frais pour la nourriture. Même si cette ville est reconnue pour ses bars et ses restaurants aussi attrayants que coûteux, le couple est parvenu à respecter son budget. « On a évité de dépenser pour tout ce qui n’était pas remboursé », explique la romancière.

Toutes les familles ne sont pas aussi disciplinées en cette période de l’année. En 2017, un sondage Ipsos révélait que 40 % des Canadiens dépensent plus que prévu pour leurs achats des fêtes. Même les plus fortunés ont tendance à débourser une somme plus importante, affirme Kerry Taylor, experte financière et auteure du blogue Squawkfox.com, qui aide les gens à économiser. « Ceux qui ont beaucoup d’argent peuvent aussi dépenser davantage pendant les fêtes, observe-t-elle. Qu’on ait des centaines de dollars en banque ou des millions, on a tous la tentation de vivre au-dessus de ses moyens. »

On a donc tous avantage, bien nantis ou pas, à établir un budget des fêtes et à le respecter. Voici comment procéder.

Soyez réaliste

Évaluez ce que vous avez dépensé l’an dernier à pareille date, conseille Kerry Taylor. Si vous regrettez ces achats, « fixez-vous une nouvelle limite cette année », suggère-t-elle.

Si les fêtes sont propices à la joie, il faut tout de même éviter d’être trop positif en ce qui a trait aux finances. « Les humains sont influencés par ce qu’on appelle un biais d’optimisme, poursuit-elle. En entrant dans un magasin, on se dit que tout ira bien, que, cette année, on ne dépensera pas outre mesure. »

Puisque les cadeaux représentent une grande partie des dépenses de fin d’année, dressez une liste de tous ceux à qui vous voulez en offrir. Il sera ainsi plus facile de vous y tenir. Si votre famille ou vos amis ont tendance à être très généreux, discutez avec eux de la possibilité d’échanger des présents plus modestes. Ou proposez plutôt une sortie de groupe au début de la nouvelle année, lorsque tout le monde aura plus de temps… et d’argent.

Au moment de faire votre budget, tenez compte de tout. « N’oubliez pas que les coûts de la nourriture et des décorations s’additionnent, comme celui des lumières de Noël brûlées que vous devrez remplacer », souligne l’experte financière.

Respectez vos objectifs

Une fois votre budget établi, vous devez le respecter. Encore une fois, la psychologie comportementale peut jouer contre vous. « Il existe un autre biais qui concerne le moment présent : sur le coup, acheter un cadeau peut nous faire sentir merveilleusement bien. On ne pense alors pas au futur, lorsqu’on recevra un relevé de carte de crédit élevé, le mois suivant », prévient Kelly Taylor.

Pour désamorcer ce biais cognitif, elle suggère de prendre un moment avant de passer à la caisse et de visualiser ce que vous ressentirez lorsque vous devrez régler votre compte de carte de crédit.

Un budget détaillé peut aussi vous aider à économiser : en faisant la liste de ceux à qui vous voulez offrir des présents, vous pourrez mettre de côté suffisamment d’argent pour les acheter. (La spécialiste propose même une feuille de calcul adaptée.) En vous y prenant à la dernière minute, vous risquez de payer davantage.

Consultez votre conseiller financier

Même les plus fortunés peuvent dépasser leur budget. L’avantage qu’ils ont sur les autres est qu’ils peuvent compter sur une équipe d’experts pour mieux gérer leur agent. « Ils bénéficient souvent des services de gestionnaires financiers et de comptables personnels, qui les aident à limiter les dégâts », soutient Kelly Taylor.

Vous aussi, faites appel à un professionnel qui vous aidera à gérer votre budget, et n’hésitez pas à le contacter pendant la période des fêtes, afin de rester sur la bonne voie.

Cette année encore, Rebecca Rosenblum a établi un budget en prévision des fêtes. Même si elle ne peut pas prédire avec exactitude ce qui l’attend pendant cette période occupée, elle sera préparée à l’éventualité où elle devrait acheter un cadeau supplémentaire ou, une fois de plus, passer la nuit dans un lieu inattendu. « L’avantage de la planification, c’est qu’on peut faire face aux imprévus sans créer de chaos. Je veux pouvoir profiter de cette flexibilité. »

 

Magazine Avantage Plus - IG GESTION PRIVÉE DE PATRIMOINE

Par Alex Mlynek / novembre 2018

 


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