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La revue des marchés hebdomadaires au 13 avril 2018 - Bénéfices attendus en hausse malgré le spectre d’une vraie guerre

2018-04-16

Le ton s’est calmé entre les États-Unis et la Chine dans le discours sur les sanctions commerciales, ce qui a relancé les places boursières mondiales et ranimé l’optimisme des investisseurs avant le début de la publication des résultats des entreprises pour le premier trimestre. Musclés par la récente réforme fiscale, les bénéfices du S&P 500 devraient afficher une croissance de près de 20 %. Or, si les tensions commerciales se sont apaisées, le Moyen-Orient s’est enflammé, ce qui a porté les cours du pétrole à leur sommet depuis 2014, pour ensuite faire monter le dollar canadien.

Les cours du brut ont bondi – le WTI a gagné plus de 8 % – grâce à l’évolution de la conjoncture géopolitique, qui a pris le pas sur les comptes rendus confirmant la légère baisse de la production et des stocks américains. Le président américain Donald Trump a menacé de déclencher une offensive de missiles contre la Syrie en réaction à une attaque chimique dans ce pays. Au Yémen, les rebelles houthis ont effectivement lancé des missiles en Arabie saoudite, et à cause de leurs attentats renouvelés, il est moins probable que les États-Unis continuent de renoncer aux sanctions contre l’Iran et d’adhérer au pacte nucléaire. En outre, l’Arabie saoudite aurait déclaré qu’elle souhaitait que les cours du pétrole frôlent les 80 $US le baril, à la fois pour financer les politiques intérieures de l’État et pour mieux valoriser la société pétrolière d’État Aramco en vue d’un premier appel public à l’épargne. C’est donc l’énergie qui a nettement pris la tête parmi les grands secteurs de l’indice composé S&P/TSX. Le secteur de la santé a lui aussi fortement progressé, tout comme celui des matériaux. Les actions aurifères ont en effet profité des tensions géopolitiques qui ont énergisé le cours du métal jaune. Les secteurs vulnérables aux taux d’intérêt (télécommunications, services aux collectivités, consommation de base et immobilier) ont reculé pendant que les rendements obligataires ont monté, au Canada puis aux États-Unis. Les secteurs de la finance et de la technologie ont eux aussi battu en retraite.

Bon premier de l’indice S&P 500, le secteur de l’énergie a été talonné par le secteur de la technologie : les investisseurs ont massivement réinvesti dans les titres technologiques mégacapitalisés qui avaient le plus baissé lorsque le marché s’est récemment replié. Comme au Canada, les titres des secteurs assimilables à des placements obligataires, et vulnérables aux taux d’intérêt, ont pour la plupart cédé du terrain tandis que les rendements des bons du Trésor ont monté. Étant donné que l’Indice des prix à la production a atteint son plus haut niveau depuis novembre, que les cours du pétrole ont monté et que le procès-verbal de la dernière réunion de la Fed laissait entrevoir un léger durcissement de la politique monétaire, on s’attendait encore plus à ce que la Fed continue de relever ses taux. Rassurés par l’optimisme qui règne avant la publication des bénéfices des sociétés et par le ton plus conciliant du discours commercial, les investisseurs ne se sont pas inquiétés outre mesure des secousses de l’enquête Mueller (la perquisition du FBI dans les bureaux de l’avocat du président, puis la rumeur voulant que Donald Trump congédie le conseiller spécial Robert Mueller ou le procureur général adjoint Rod Rosenstein), ni de la nouvelle selon laquelle Paul Ryan ne se représenterait pas aux élections (ce qui ralentirait le mouvement de déréglementation qui plaît tant aux marchés).

En Europe, les grandes places boursières ont gagné du terrain : les tensions commerciales se sont apaisées même si les statistiques économiques indiquent que la croissance de la région a ralenti au premier trimestre. Le produit industriel de la zone euro a baissé contre toute attente pour le troisième mois d’affilée, les exportations allemandes ont inscrit leur plus forte baisse en près de trois ans, et la confiance des investisseurs s’est amoindrie. Toujours est-il que selon les commentaires d’un de ses représentants, la Banque centrale européenne mettrait fin à son programme de rachat d’obligations d’ici la fin de l’année, ce qui a donné un coup de pouce à la monnaie unique. Les marchés asiatiques ont eux aussi monté lorsque le président chinois Xi Jinping a décidé de calmer le jeu dans le discours sur le commerce mondial. Au Japon, le président de la banque centrale, Haruhiko Kuroda, a amorcé son nouveau mandat en restant fidèle à sa politique du « puissant assouplissement ».

Canada

  • Décision de la Banque du Canada quant au taux directeur
  • Ventes dans le secteur manufacturier (février)
  • Rapport sur l’emploi d’ADP (mars)
  • Ventes au détail (février)
  • Indice des prix à la consommation (mars)

États-Unis

  • Décision de la Banque du Canada quant au taux directeur
  • Ventes dans le secteur manufacturier (février)
  • Rapport sur l’emploi d’ADP (mars)
  • Ventes au détail (février)
  • Indice des prix à la consommation (mars)

La revue des marchés hebdomadaires au 6 avril 2018 - Le spectre du protectionnisme fait trembler les Bourses

2018-04-09

Les marchés boursiers ont entamé le deuxième trimestre de 2018 sur une note de nervosité, après avoir connu leur pire séquence de trois mois en plus de deux ans. Le volume de transactions a été relativement faible lors de la dernière semaine étant donné que beaucoup de Bourses européennes et asiatiques étaient closes le lundi de Pâques et que celles de la Chine et de Hong Kong ont fait relâche quelques jours plus tard à l’occasion du Qingming. La table était donc mise pour une brusque chute à l’arrivée d’une vague de mauvaises nouvelles pour le commerce mondial.

La Chine a commencé la semaine en annonçant une série relativement restreinte de tarifs douaniers pour se venger des mesures protectionnistes récemment rendues publiques par les États-Unis, avant d’en rajouter d’autres de plus grande portée quelques jours plus tard. Le président Donald Trump a menacé de saborder l’ALENA si le Mexique ne redoublait pas d’effort pour freiner le flux de migrants et de drogues à destination du nord. Au Canada, même le gouvernement ontarien a plongé dans la mêlée en limitant les achats de fer pour les projets d’infrastructure en représailles aux politiques protectionnistes de l’État de New York. La crainte de voir éclater une guerre commerciale en bonne et due forme a ébranlé les investisseurs et torpillé les actions. Le S&P 500 a terminé une séance en deçà de sa moyenne mobile sur 200 jours pour la première fois en plus de deux ans, mettant fin à sa sixième plus longue période au-dessus de ce seuil. Mais déjà vers le milieu de la semaine, les annonces prenaient un ton plus optimiste : les États-Unis et la Chine soulignaient l’importance de négocier avant d’imposer des droits de douane, et les pourparlers entourant l’ALENA auraient semble-t-il grandement progressé à l’approche de la prochaine ronde de négociations. Les marchés canadiens ont regagné une partie de leurs pertes alors que les marchés américains ont d’abord retrouvé tout le terrain perdu avant de retomber à la suite de nouvelles menaces du président Trump tard jeudi. Face aux sanctions chinoises, celui-ci a en effet parlé d’ajouter des tarifs douaniers supplémentaires.

L’indice composé canadien S&P/TSX a terminé la semaine en position de perte dans tous les secteurs sauf l’énergie. Cette fois encore, la santé a mené le train des perdants, plombée par les titres hautement volatils liés au cannabis. Le huard s’est apprécié devant la vague d’optimisme face à un éventuel accord sur l’ALENA qui surviendrait dans les prochaines semaines.

Tous les secteurs du S&P 500 ont régressé, mais celui de l’énergie s’en est le mieux tiré. Les investisseurs se sont tournés vers les valeurs refuges, ce qui a fait surperformer les secteurs défensifs comme les services aux collectivités, la consommation de base et les télécommunications. Deux secteurs se sont retrouvés en queue de peloton : l’industrie, au sein de laquelle les fabricants de machinerie comme Deere & Co. ont souffert à l’annonce par la Chine de possibles tarifs douaniers sur les exportations agricoles américaines; et la technologie, qui n’arrive pas à rester hors de l’eau en raison de la mauvaise passe que traversent des géantes comme Amazon (attaquée sur Twitter par le président Trump) et Facebook (pour une utilisation non consensuelle des données des usagers).

Ailleurs dans le monde, les marchés boursiers ont suivi des directions disparates. Toutes les grandes Bourses européennes ont repris massivement du terrain après le déclin du début de la semaine dernière et ont réussi à conserver leurs gains. Le taux de chômage dans la zone euro est tombé à son niveau le plus bas depuis décembre 2008, et l’indice composé des directeurs d’achat, bien que légèrement en baisse, est resté bien au-dessus du seuil d’expansion. Le marché japonais est revenu dans le vert cette semaine alors que ceux de la Chine et de Hong Kong ont enregistré des pertes. S’ajoutant aux inquiétudes entourant le sort du commerce international, l’indice chinois Caixin des directeurs d’achat lié aux services a atteint un plancher depuis novembre.

Canada

  • Mises en chantier (mars)
  • Enquête de la BdC auprès des responsables du crédit (1er trimestre)
  • Permis de construction (février)
  • Indice des prix des logements Teranet-Banque Nationale (mars)
  • Indice des prix des logements neufs (février)
  • Reventes de logements (mars)

États-Unis

  • Procès-verbal de la réunion du 21 mars du comité de politique monétaire de la Fed
  • Enquête de la NFIB sur l’optimisme des petites entreprises (mars)
  • Indices des prix à la consommation et à la production (mars)
  • Stocks et ventes de gros (février)
  • Rémunération horaire moyenne (mars)
  • Indices des prix à l’importation et à l'exportation (mars)
  • Rapport JOLTS sur les nouvelles offres d’emploi (février)
  • Indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (données préliminaires pour avril)

La revue des marchés hebdomadaires au 29 mars 2019 - Marchés en hausse, les investisseurs réévaluent le risque de guerre commerciale

2018-04-02

En cette semaine écourtée par un jour férié, les marchés boursiers à l’échelle mondiale ont réussi à récupérer une partie des pertes subies plus tôt en raison des craintes accrues d’une guerre commerciale entre les deux premières économies, les États-Unis et la Chine. Les pourparlers commerciaux entre ces deux pays et l’accord commercial de principe entre les États-Unis et la Corée du Sud qui ont animé l’actualité avant l’ouverture des marchés lundi ont, dans un premier temps, provoqué un solide rebond par rapport à la baisse de la semaine dernière. Mais les Bourses ont de nouveau piqué du nez mardi après que l’on a dévoilé que l’administration Trump envisageait d’adopter de nouvelles mesures à l’encontre des investissements chinois dans les entreprises technologiques américaines considérées comme stratégiques, notamment celles qui fabriquent des semiconducteurs et les entreprises de communications sans fil 5G. Une nouvelle poussée jeudi a permis de clôturer la semaine en territoire positif. Les obligations ont quant à elles profité de la demande de valeurs refuges pendant la période de turbulences sur les marchés, les taux des bons du Trésor américain à 10 ans ayant reculé une fois de plus par rapport à leurs niveaux récents, les plus élevés des dernières années.

Au cours du récent épisode de baisse, les sociétés technologiques fortement capitalisées, qui ont été des leaders incontestés des marchés durant la dernière année, ont été particulièrement éprouvées alors que les investisseurs se sont plutôt tournés vers des titres plus sûrs. Les titres de bon nombre de ces géants, les « FANG », ont affiché un recul dans les deux chiffres au cours des deux dernières semaines seulement. Le cours de l’action de Facebook a fortement chuté cette semaine, l’entreprise faisant l’objet d’une surveillance accrue quant à ses pratiques de gestion de données et de respect de la confidentialité. La crainte d’un durcissement de la réglementation a tiré vers le bas d’autres entreprises technologiques, notamment Alphabet (Google) et Twitter, tandis que les actions d’Amazon ont été soumises à un surcroît de pression après que le président américain Donald Trump a fait savoir qu’il envisageait de recourir à des moyens législatifs ou judiciaires contre le géant du commerce électronique. Malgré un très mauvais départ pour le secteur de la technologie, l’avancée de jeudi a réparé les dégâts pour la plupart de ces sociétés, permettant même au secteur de contribuer à la hausse de l’indice S&P 500, laquelle a surtout été impulsée par les secteurs dont l’évolution est analogue à celle des titres obligataires – télécommunications, immobilier, consommation de base et services aux collectivités. Ces secteurs défensifs ont tendance à bien performer lorsque les taux d’intérêt chutent. Le secteur de l’énergie s’est retrouvé à la traîne alors que les cours du pétrole brut ont décliné par rapport au sommet de la semaine dernière.

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX, qui a beaucoup moins perdu de terrain que son homologue américain lors du plongeon de la semaine dernière, a connu une reprise plus modérée cette semaine. La consommation discrétionnaire, l’énergie et l’industrie ont tiré l’indice à la hausse, tandis que la technologie a été parmi les grands perdants. Shopify Inc., une plateforme de commerce électronique, qui représente presque 20 % de la pondération du secteur de la technologie dans l’indice S&P/TSX, a enregistré un repli à deux chiffres. Une fois de plus, la santé a inscrit la plus forte baisse absolue en raison de la faiblesse des actions très volatiles des entreprises de production de cannabis. 

La plupart des principales places financières européennes ont terminé la semaine avec de solides gains, aidées par le repli de l’euro. À l’instar de ses homologues européennes, la Bourse nippone a pris de la vigueur grâce à la dépréciation du yen; le yen, qui s’était apprécié la semaine dernière pour atteindre un sommet en 15 mois, avait alors nui aux actions. Par ailleurs, la Chine a vu sa devise être portée à son plus haut niveau en près de trois ans. La vigueur du yuan, conjuguée à des tensions commerciales persistantes, a exercé une pression sur les actions chinoises et hong-kongaises, les tirant vers le bas. 

Canada

  • Indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de Markit (mars)
  • Données sur l’emploi (mars)
  • Indice Ivey des directeurs d’achat (mars)

États-Unis

  • Indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de Markit (mars)
  • Dépenses de construction (février)
  • Ventes de véhicules (mars)
  • Indices des directeurs d'achat des secteurs manufacturier et des services ISM (mars)
  • Carnets de commandes des usines et commandes de biens durables (février – données définitives)
  • Balance commerciale (février)
  • Données sur l’emploi (mars)

Les marchés cette semaine - La Fed toujours en route vers un resserrement monétaire malgré les tensions commerciales

2018-03-26

La Réserve fédérale américaine, qui a tenu sa première réunion sous la gouverne de son nouveau président, Jerome Powell, a relevé comme prévu d’un quart de point son taux directeur. Évoquant l’amélioration de la conjoncture économique, le comité de la politique de la Fed prévoit de hausser encore plus son taux en 2019 et 2020, mais projette toujours un total de trois hausses cette année. Les marchés ont vu ce manque de fermeté dans les intentions à court terme de la Fed comme un signe d’apaisement qui a fait baisser le dollar américain. Malgré l’optimisme de la Fed, les marchés boursiers mondiaux ont plongé lorsque l’administration Trump a annoncé des sanctions douanières sur les biens importés de Chine, ce qui a attisé les craintes d’une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale. La montée des tensions entre la Russie et le Royaume‑Uni, le scandale de favoritisme au Japon et la multiplication des craintes que le président américain Donald Trump congédie son conseiller spécial, Robert Mueller, ont aussi avivé les inquiétudes. La faiblesse du dollar, les appréhensions quant aux échanges commerciaux et les tensions géopolitiques ont par ailleurs propulsé le prix du lingot d’or à son plus haut niveau en plus d’un mois.

La réaction négative du dollar américain au relèvement des taux de la Fed a donné un coup de pouce au dollar canadien, aussi porté par la hausse des cours du pétrole, l’optimisme dans la renégociation de  l’ALENA et des statistiques faisant état d’une inflation plus soutenue que prévu, ce qui devrait conforter la Banque du Canada dans le resserrement de sa politique monétaire. Le cours du brut a bondi sur fond de baisse des stocks de pétrole et la nomination de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale des États-Unis a été perçue comme un pas vers un durcissement des sanctions contre l’Iran. Dans les pourparlers de l’ALENA, les États‑Unis ont cessé d’insister sur des règles strictes pour les voitures à construire en Amérique du Nord. Toutefois, la hausse des cours du pétrole et les progrès dans la renégociation de l’ALENA n’ont pas suffi à permettre aux marchés boursiers canadiens de surmonter le fléchissement mondial des titres boursiers. Le repli de l’indice composé S&P/TSX a été mené par le secteur des biens de consommation de base, secteur dans lequel Alimentation Couche‑Tard Inc., qui exploite des magasins de proximité, a déclaré des résultats décevants. Seul le secteur des services publics a réussi à dégager des gains.

Les indices boursiers américains ont enregistré leur pire recul sur une semaine en plus de deux ans. Tous les secteurs de l’indice S&P 500 ont chuté, celui de l’énergie fléchissant le moins grâce à la hausse des cours du pétrole. Les technologies ont tiré le marché à la baisse : les titres fortement capitalisés d’Oracle Corp., de Facebook Inc. et de Qualcomm Inc., entre autres, ont inscrit de fortes baisses. Les actions d’Oracle ont fléchi dans la foulée des résultats léthargiques publiés par l’entreprise, le titre Qualcomm a reculé lorsque le projet d’acquisition de cette société par Broadcom a été bloqué, et le géant des réseaux sociaux Facebook a plongé lorsqu’on a annoncé que le cabinet de recherche Cambridge Analytica avait consulté sans autorisation les données de 50 millions d’utilisateurs.

En Europe, les grands marchés boursiers ont tous baissé à cause de l’anémie de certaines statistiques économiques, et les craintes d’une guerre commerciale mondiale ont déprimé les indices de l’humeur des investisseurs. Les indices des directeurs des achats de produits manufacturés et de services de la zone euro ont tous fléchi en mars, et l’indice allemand ZEW de l’humeur des marchés a créé tout un émoi en plongeant à son point le plus bas depuis 2016. Les nouvelles ont été meilleures au Royaume‑Uni : contre toute attente, le chômage a rebaissé à des niveaux frôlant des records, et l’accord avec l’Union européenne sur le processus de transition post-Brexit a rassuré les investisseurs.

Les sanctions douanières annoncées à Washington ont rudoyé les marchés boursiers en Chine — cible des mesures américaines — et au Japon, dont l’économie axée sur les exportations est vulnérable à un éventuel ralentissement causé par ces sanctions dans la région. Les titres boursiers japonais ont aussi été malmenés par le dérapage de l’indice manufacturier PMI, par le scandale de favoritisme qui vise le premier ministre Shinzo Abe et par la remontée du yen, motivée par la recherche de valeurs plus sûres par les investisseurs.

Canada

  • Produit intérieur brut (13 janvier)
  • Indices des prix des produits industriels et des prix des matières brutes (février)

États-Unis

  • Indice S&P CoreLogic Case-Shiller des prix américains des logements (janvier)
  • Enquête du Conference Board sur la confiance des consommateurs (mars)
  • Stocks dans le commerce de détail et de gros (février)
  • Produit intérieur brut (quatrième trimestre)
  • Revenus et dépenses des particuliers (février)
  • Promesses de ventes de logements (février)
  • Indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (mars – données définitives)

La revue des marchés hebdomadaires au 16 mars 2018 - Hausse possible des tarifs douaniers : les marchés boursiers aux aguets

2018-03-19

Les marchés boursiers ont évolué en ordre dispersé la semaine dernière, partagés entre les données positives sur l’inflation et les mouvements de personnel au sein de l’entourage du président américain, Donald Trump. La publication des données sur l’inflation en février aux États-Unis, qui révèlent une progression de 2,2 % sur un an a retenu l’attention. Cette nouvelle a été bien accueillie par les marchés, y voyant le signe que l’inflation augmente graduellement sans s’emballer et que la Réserve fédérale américaine ne devrait pas avoir à relever les taux plus rapidement. 

Malgré ce vent d’optimisme, les marchés ont battu en retraite mardi dernier après l’annonce du remplacement du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson (très estimé des investisseurs), par Mike Pompeo, l’actuel directeur de la CIA. On a également annoncé la nomination de Larry Kudlow au poste de directeur du conseil économique national pour remplacer Gary Cohn, qui a démissionné la semaine dernière, apparemment en dissidence sur la question des tarifs. Ces mêmes tarifs ont continué de faire les manchettes tout au cours de la dernière semaine, les États-Unis envisageant d’en appliquer de plus élevés que ceux prévus initialement pour la Chine.

Les actions canadiennes ont légèrement avancé. La Banque Scotia s’est le plus illustrée, portée par l’intérêt soutenu des investisseurs après le dévoilement de résultats trimestriels positifs il y a quelques semaines. Le titre de Magna International s’est lui aussi envolé lorsque l’entreprise a annoncé qu’elle allait investir 200 millions de dollars dans Lyft, entreprise de covoiturage commercial avec qui elle compte collaborer pour la conception de voitures autonomes. Par ailleurs, l’action de Nutrien a reculé, les investisseurs ayant pris leurs profits après trois semaines de gains importants. Le titre de la société de crédit-bail Element Fleet Management Corp. a lui aussi trébuché en raison des problèmes de financement de l’un de ses partenaires. 

Les indices boursiers américains ont évolué à la baisse, tout comme les taux obligataires. Dans le S&P 500, les secteurs de la finance et des matériaux ont sousperformé, alors que les secteurs défensifs comme les soins de santé et les services aux collectivités ont surclassé l’indice. Les meilleures performances ont été inscrites par le titre de Micron, qui a bondi quand les analystes ont relevé le cours cible à la lumière de tendances de ventes meilleures que prévu, et celui d’Allergan, propulsé par la déclaration de la direction selon laquelle il lui fallait trouver rapidement des moyens de maximiser la valeur pour les actionnaires. Boeing et plusieurs des grandes banques installées sur les principales places financières ont été les plus durement touchées par la menace grandissante d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.   

Les actions japonaises et européennes ont progressé. Le yen a profité du fait qu’un scandale portant sur la vente d’un terrain et mettant en cause le premier ministre Abe a poussé les investisseurs à se rabattre sur les valeurs refuges. En Europe, le fabricant de chaussures Adidas a annoncé des résultats positifs attribuables aux solides ventes réalisées en Amérique du Nord et en Chine. Sur une note plus négative, le détaillant H&M a déclaré des bénéfices inférieurs aux estimations des analystes, les ventes de vêtements d’hiver n’ayant pas été à la hauteur des attentes.    

Canada

  • Ventes du commerce de gros (janvier)
  • Indice des prix à la consommation (février)
  • Ventes au détail (janvier)

États-Unis

  • Décision de la Réserve fédérale sur le taux directeur
  • Ventes de logements neufs et reventes de logements (février)
  • Indices des directeurs d’achat des secteurs manufacturier et des services de Markit (données préliminaires pour mars)
  • Commandes de biens durables (données préliminaires pour février)
  • Indice économique avancé du Conference Board (février)

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