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La revue des marchés hebdomadaires en date du 12 avril 2019 - La Bourse piétine, inquiétée par la publication des bénéfices des entreprises

2019-04-15

Le coup d’envoi de la publication des bénéfices du premier trimestre 2019 risque fort de raviver la volatilité des titres boursiers au Canada et aux États‑Unis; en effet, certains prévisionnistes s’attendent à ce que la croissance des bénéfices sur un an plonge en territoire négatif. Pour jeter de l’huile sur le feu, le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions sur la croissance mondiale, et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a déclaré qu’en février, son indice économique avancé avait chuté à son plus creux depuis le début de la reprise, en 2009. Toujours est-il que les grandes places boursières ont ménagé leurs acquis : l’amélioration des statistiques économiques aux États‑Unis et en Chine et l’avancée de leurs discussions commerciales ont continué d’apaiser les craintes d’une brutale récession. Et même s’il a dégradé ses perspectives mondiales, le FMI a relevé ses prévisions de 2019 pour la Chine.

L’indice composé S&P/TSX a progressé, se rapprochant encore plus de son précédent sommet d’il y a neuf mois. L’indice repère canadien doit surtout sa vigueur au secteur de l’énergie, dont les titres ont monté de concert avec les cours du pétrole. Le brut WTI (West Texas Intermediate) s’est inscrit à son plus haut depuis le début de novembre en réaction à une escalade de violence non loin de la capitale de la Libye. Dans le secteur de la technologie, les titres n’ont pas non plus manqué de tonus. C’est le secteur de la santé qui s’est le plus brusquement replié sur le TSX : les actions de cannabis ont plongé en raison des contraintes chroniques de l’offre et d’un déploiement plus lent qu’escompté de la vente au détail.

L’indice S&P 500 a lui aussi enregistré un modeste gain, porté par l’amélioration des perspectives économiques et des discussions commerciales. Comme le S&P/TSX, il est maintenant à moins de 1 % de son record absolu. Aux États‑Unis, les demandes de prestations de chômage ont à nouveau baissé contre toute attente, pour atteindre des valeurs jamais vues depuis octobre 1969 (à l’époque, la population active se chiffrait à moins de la moitié de ce qu’elle est aujourd’hui). Les entreprises paraissent très hésitantes à se défaire de leurs travailleurs, d’autant plus que les offres d’emploi sont nettement plus nombreuses que les demandeurs d’emploi. Le quasi‑plein emploi, qui ne semble pas vouloir plier, laisse entendre que la croissance s’améliore. Dans le même temps, la léthargie de l’inflation est venue conforter l’attentisme de la Réserve fédérale américaine (la Fed) dans le relèvement des taux d’intérêt. Le secteur de la finance, stimulé par les premiers résultats trimestriels supérieurs aux attentes des banques, et celui des communications, propulsé par l’enthousiasme des investisseurs à l’annonce du nouveau service de diffusion en continu de Disney, ont été les plus performants. Le secteur de la santé a mené les perdants.

En Europe, la plupart des places boursières ont clôturé en légère baisse. Les investisseurs ont été ennuyés par la léthargie des statistiques sur les échanges commerciaux de l’Allemagne et par les menaces américaines de sanctions tarifaires sur 11 milliards de dollars de biens importés, à cause des subventions consenties à l’avionneur Airbus. Cette éventuelle intervention viendrait s’ajouter aux menaces de sanctions tarifaires déjà brandies sur les voitures européennes. Sans surprise, du fait de l’incertitude économique, la Banque centrale européenne n’a pas modifié, à sa réunion, sa politique monétaire ni sa ligne de conduite prospective sur les taux d’intérêt. Les statistiques économiques de l’Italie se sont pourtant améliorées, ce qui pourrait vouloir dire que ce pays se remet de sa brève récession. Au Royaume‑Uni, les statistiques ont elles aussi été meilleures qu’attendu, ce qui pourrait toutefois s’expliquer par les stocks que thésaurisent les entreprises en prévision du Brexit. Grâce à l’accord intervenu sur un report d’échéance au 31 octobre, le Royaume-Uni a évité cette semaine un « Brexit sans accord », ou une sortie en catastrophe de l’Union européenne. Or, l’incertitude qui perdure pourrait être pire, à long terme, pour l’économie du pays. En Asie, la plupart des marchés boursiers ont clôturé dans le rouge, mis à part le Japon, qui a inscrit des gains modestes.

 À surveiller cette semaine :

Canada

  • Ventes manufacturières (février)
  • Commerce international des marchandises (février)
  • Indice des prix à la consommation (mars)
  • Ventes au détail (février)

États-Unis

  • Enquête Empire State sur l’activité manufacturière (avril)
  • Production industrielle et utilisation de la capacité (mars)
  • Balance commerciale (février)
  • Ventes au détail (mars)
  • Indices Markit des directeurs d’achat (avril)
  • Indice avancé du Conference Board (mars)
  • Mises en chantier de logements et permis de construire (mars)

Devenir propriétaire d'une maison à tout prix !

2019-04-11

Nombreux sont les jeunes couples qui voudraient s’acheter une maison lorsqu’ils décident de fonder une famille. Mais font-ils vraiment le bon choix en voulant devenir propriétaires à tout prix ?

L'équipe Jean-Maurice Vézina vous invite à lire l'article écrit sous la plume de Mme Emmanuelle Gril avec la collaboration de l'un des conseillers du cabinet, M. Jean-Pierre Bétie.  https://www.journaldequebec.com/2019/04/11/devenir-proprietaire-dune-maison-a-tout-prix

Avec le printemps qui s'annonce, il est important de bien se renseigner afin de prendre des décisions éclairées. Si vous avez besoin de conseils à ce propos, n'hésitez pas à nous contacter au 418-681-4357.

Bonne lecture !!!


La revue des marchés hebdomadaires au 5 avril 2019 - L’apaisement des craintes d’une récession fait monter la Bourse

2019-04-08

Les places boursières mondiales ont bien réagi aux statistiques économiques positives dans toutes les grandes régions et aux espoirs d’une avancée dans les négociations commerciales sino-américaines. Au Canada comme aux États‑Unis, l’optimisme grandissant a porté les rendements obligataires et les courbes des rendements de ces deux pays sont sorties de leur brève inversion, qui avait fait craindre une récession ces dernières semaines. (Les courbes de rendements inversées — lorsque les taux d’intérêt à long terme sont inférieurs aux taux à court terme — sont généralement considérées comme les signes d’un possible déclin économique.)

Au Canada, c’est un discours du gouverneur de la Banque du Canada qui a ravivé l’optimisme. Stephen Poloz a en effet déclaré que « la croissance est prometteuse dans de nombreux secteurs » et laissé entendre que le récent ralentissement se révélerait passager. L’indice composé S&P/TSX, en se hissant à un nouveau sommet pour 2019, est maintenant à seulement 1 % du sommet atteint en juillet dernier. L’indice phare a surtout pu compter sur les indispensables secteurs de la finance et de l’énergie. La hausse des taux favorise la rentabilité des banqueS et les cours du pétrole ont atteint un sommet de cinq mois à la faveur de données révélant que les pays de l’OPEP avaient réduit leur production au cours du dernier mois, propulsant les titres du secteur de l’énergie. Le secteur de la consommation discrétionnaire a dégagé le plus gros gain en chiffres absolus, grâce aux bonds de Magna International Inc. et de Dollarama Inc. L’équipementier automobile Magna continue de grimper en réaction à la publication de solides résultats trimestriels la semaine dernière, tandis que le détaillant Dollarama a rebondi à la suite de sa chute la semaine précédente. Ensemble, ces deux sociétés représentent plus de 30 % du secteur. C’est le secteur de la technologie qui a le plus fortement reculé : BlackBerry Limited a manqué de souffle et cédé une partie de ses gains récents. Son titre avait bondi la semaine dernière dans la foulée de la publication de ses résultats trimestriels.

Aux États‑Unis, le S&P 500 a monté chaque jour de la semaine car les données économiques ont laissé entendre que la récente léthargie de l’économie tirait à sa fin. Les rapports sur l’emploi, l’activité manufacturière, la construction et les stocks ont tous tonifié le moral des investisseurs. Notamment, les emplois salariés ont augmenté pour un 102e mois consécutif, un record, et les demandes de prestations d’assurance-emploi ont, contre toute attente, plongé à leur plus creux depuis décembre 1969, ce qui confirme que le marché du travail continue de se raffermir. À Washington, les discussions commerciales avec la Chine ont paru entrer dans leur dernière phase, et les comptes rendus permettaient de croire que le protocole de mise en application était le seul obstacle majeur à se dresser contre un pacte. Aux États‑Unis comme au Canada, le secteur de la finance a été parmi les plus performants. Le secteur des matériaux a lui aussi été très vigoureux : Dow Inc. a bondi après s’être dissociée de DowDuPont Inc. La cotation de la « nouvelle Dow » est la première étape des plans du conglomérat, qui doit se scinder en trois unités cette année. Les secteurs défensifs des services aux collectivités et de la consommation de base ont pendant ce temps fléchi.

En Europe, les investisseurs, qui ont salué l’amélioration des ventes au détail et la performance meilleure qu’escompté de l’indice des directeurs des achats (PMI) dans les services ont fait fi des autres nouvelles à propos d’un affaissement de l’industrie manufacturière allemande. Alors que la nouvelle échéance du Brexit (fixée provisoirement au 12 avril) approche à grands pas, l’indice PMI de l’industrie manufacturière du Royaume‑Uni a inopinément inscrit sa plus haute valeur sur un an. Encourageante à première vue, cette nouvelle veut probablement plutôt dire que les entreprises britanniques relèvent leur production et leurs stocks en prévision des éventuelles ondes de choc du Brexit, qui pourraient fortement secouer l’activité économique dans les prochains mois. En Asie, les marchés boursiers ont tous monté après que la Chine ait publié un meilleur PMI que prévu, signe que les efforts de relance de l’État infléchissent le ralentissement de la croissance chinoise. À Hong Kong et Shanghai, les indices boursiers ont culminé à des sommets depuis 9 et 12 mois respectivement. 

 À surveiller cette semaine :

Canada

  • Mises en chantier de logements (mars)
  • Permis de construire (février)
  • Indice des prix des logements neufs (février)

États-Unis

  • Commandes de biens durables (février)
  • Indices des prix à la consommation et à la production (mars)
  • Indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (avril)

Période d'impôts, consultez votre liste de vérification fiscale 2018

2019-04-03

Soyez fin prêt pour la période des impôts grâce à cette liste de vérification publiée dans le Magazine Plus IG Gestion privée de patrimoine. Elle couvre la plupart des éléments que vous devrez réunir pour votre comptable. Vous pouvez la consulter sur votre appareil mobile ou l’imprimer.

https://www.groupeinvestors.com/fr/articles/2019/03/votre-liste-de-verification-fiscale-pour-l-annee-d-imposition-20

L'Équipe Jean-Maurice Vézina vous invite à en prendre connaissance afin d'être bien à l'affût de votre situation.  Si vous étiez des interrogations, nous sommes toujours là pour vous.


La revue des marchés hebdomadaires au 29 mars 2019 - Les rendements obligataires sont à la baisse

2019-04-01

La dernière semaine, les rendements obligataires ont continué de s'effondrer mondialement, les investisseurs craignant de plus en plus un ralentissement de l'économie et les complications entourant le Brexit. La Fed a télégraphié des signaux conciliants, ce qui a fait plonger les rendements des obligations d'État il y a deux semaines. La courbe des rendements des bons du Trésor américain s'est ainsi inversée, le rendement de l'emprunt à 10 ans passant sous celui des 3 mois, ce qui est généralement vu comme un signe avant-coureur de récession. La ruée sur les valeurs sûres s'est poursuivie cette semaine, en portant à son plus bas, depuis décembre 2017, le rendement des bons du Trésor à 10 ans et à leur plus creux, en 21 mois, le rendement des obligations à 10 ans du gouvernement du Canada. Vendredi, les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont suffisamment redonné confiance pour inverser en partie la glissade des rendements. Les rendements canadiens ont repris du poil de la bête, assez pour clôturer la semaine en hausse, après que les chiffres du PIB, plus forts que prévu, ont fait ressortir la résilience de l'économie. En Amérique du Nord et en Europe, les titres boursiers ont gagné du terrain, les statistiques économiques américaines laissant entrevoir une modération de la croissance, plutôt qu'une récession imminente.

Au Canada, le principal baromètre boursier, soit l'indice composé S&P/TSX, a à peine gagné du terrain. Étant donné la perte d'élan du TSX à la fin de mars, le meilleur trimestre depuis presque 10 ans s'est terminé dans la prudence. L'année 2019 avait pourtant démarré en force, ce qui a notamment permis au TSX de connaître une exceptionnelle séquence gagnante de 10 semaines et de s'approcher à moins de 3 % de son sommet de juillet dernier. Or, il se pourrait qu'on doive attendre longtemps avant de dépasser ce seuil mirobolant, à en croire les prévisions de ralentissement de la croissance des bénéfices et les difficultés qui s'annoncent dans la finalisation de l'accord appelé à remplacer l'ALÉNA. C'est le secteur de l'énergie qui a le plus pesé sur la performance de la semaine, même si les cours du pétrole ont effleuré leur sommet de l'année. Pour sa part, le secteur de la santé, poids léger de l'indice, a lui aussi inscrit une forte baisse à cause de la léthargie des très volatiles actions de cannabis. Les secteurs en hausse ont été menés par la consommation de base : le détaillant Alimentation Couche-Tard a connu une très bonne semaine après avoir publié des résultats sans précédent et des perspectives encourageantes. Les secteurs de la technologie et de l'industrie ont eux aussi été solides.

Aux États-Unis, le PIB a été révisé à la baisse pour le quatrième trimestre de 2018, du fait, entre autres, de la paralysie partielle de l'État. Or, le moral des investisseurs a pris du mieux dès la publication du résumé du rapport Mueller, qui a fait baisser de tout un cran le risque politique. Comme les données économiques donnaient à penser que le ralentissement économique pourrait déjà tirer à sa fin, le secteur de l'industrie a mené les gains du S&P 500. Le secteur des services aux collectivités, sensible aux taux d'intérêt, a le plus fortement reculé, malmené par la baisse des taux.

En Europe, les taux directeurs ont encore fléchi sous la barre du zéro après que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, ait déclaré que la patience est toujours de rigueur. Or, la région a quand même eu droit à sa part de bonnes nouvelles quand l'indice de confiance des entreprises allemandes s'est, contre toute attente, amélioré en mars et que le PIB de la France pour le quatrième trimestre a été révisé à la hausse, ce qui laisse entendre que les manifestations des gilets jaunes n'ont pas prélevé, sur l'économie, le lourd tribut redouté. Au Royaume-Uni, le Brexit continue de monopoliser l'actualité. Puisque le Parlement a rejeté, cette semaine, toutes les stratégies de sortie envisageables, il est de plus en plus probable que le mois prochain, les Britanniques sortent de l'Union européenne sans accord ou tâchent de briser l'impasse en tenant une élection générale. En Asie, les marchés ont surtout baissé, les États-Unis et la Chine ayant tenu à Beijing un nouveau cycle de discussions commerciales qui s'est conclu avec des commentaires optimistes des dirigeants, mais qui n'a pas paru les rapprocher d'un pacte.

 

À surveiller cette semaine  :

Canada

  • Indice des directeurs d'achat du secteur manufacturier de Markit (mars)
  • Rapport sur l'emploi (mars)

États-Unis

  • Ventes au détail (février)
  • Indices des directeurs d'achat de Markit et d'ISM (mars)
  • Dépenses de construction (février)
  • Commandes de biens durables (février)
  • Rapports sur l'emploi (mars)

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